• Questions - Réponses


  • Questions – Réponses

    L’ostéopathie est une discipline encore récente qui suscite de nombreuses interrogations. Voici ici quelques réponses aux questions qui sont le plus souvent posées.

     

    – Dois-je passer par un médecin pour voir un ostéopathe?

    Non, l’ostéopathe est un praticien de première intention, il est formé au diagnostic. Il est donc capable d’exclure les maladies qui ne relèvent pas de son champ de compétences et ainsi référer le patient à la discipline la plus adéquate. Par conséquent, il ne nécessite pas de prescription médicale.

     

    – Faut-il absolument passer des radios avant d’aller voir un Ostéopathe ?

    Non, sauf si vous avez eu un accident, une grosse chute, un choc violent qui pourrai être à l’origine d’une fracture. En cas de doute, votre ostéopathe jugera en fonction de votre motif de consultation et de vos symptômes si vous devez passer une radio avant d’entreprendre tout traitement ostéopathique.  Il vous enverra alors vers votre généraliste.

    La radio comme les autres examens complémentaires permettent toutefois de donner des informations complémentaires afin que votre prise en charge soit la plus précise et la plus efficace possible.

     

    – Est-ce que l’Ostéopathie fait mal ?

    Non, les soins ostéopathies s’effectuent en douceur et en respectant les tissus du patient. Toutefois, certaines techniques peuvent être un peu sensibles. De toute façon, l’ostéopathe adapte ses techniques en fonction de votre sensibilité, c’est-à-dire en fonction de votre état physique, mental et émotionnel.

     

    – Est-ce obligé de faire craquer ?

    Non, si vous n’aimez pas ça, il trouvera d’autres techniques qui prendront peut-être un peu plus de temps mais qui vous aiderons quand-même à retrouver de la mobilité. Vous n’avez simplement qu’à le demander.

     

    – Quelle sont les limites de l’ostéopathie ?

    Pour une prise en charge en toute sécurité, l’ostéopathe recherche, lorsque cela est nécessaire, « les diagnostics d’exclusion », c’est-à-dire les signes cliniques qui relèvent d’une autre discipline que la sienne (chirurgicale, médicale, kinésithérapeuthique), ou qui ne sont pas justifiables d’un traitement ostéopathique utilisé seul.

    L’ostéopathie ne prétend pas tout soigner. Elle ne dispose pas des outils pour guérir les maladies dégénératives (cancer, sida, sclérose en plaque, parkinson, etc, …), les maladies génétiques (mucoviscidose, myopathie, etc, …) pas plus que les maladies infectieuses ou les fractures.

    Cependant, même si l’ostéopathie ne peut avoir d’action sur ces affections, l’ostéopathie peut avoir une action sur les conséquences, en particulier la douleur, en libérant les tensions des structures environnantes.

     

    – La consultation ostéopathique est-elle remboursée ?

    La Sécurité Sociale ne prend pas en charge les consultations en ostéopathie. En revanche, de plus en plus de mutuelles remboursent une partie ou la totalité de la consultation. Les conditions sont extrêmement variables en fonction des compagnies d’assurances et des contrats souscrits.
    Il est par exemple possible, avec certaines mutuelles, d’être remboursé à hauteur de 200 € par an et par membre de la famille. Avec d’autres, on sera remboursé 20 € par séance dans la limite de deux par an.
    Toutes les formules existent, il est donc nécessaire soit de bien lire votre contrat d’assurance soit de contacter votre mutuelle pour s’assurer de la prise en charge proposée.
    Les mutuelles demandent désormais le numéro ADELI ou numéro préfectoral d’accréditation. (Le numéro de M. PERVEZ est le 44 000 1741)

     

    L’ostéopathe fait-il toujours « craquer » ?

    Non, l’ostéopathe dispose de plusieurs techniques lui permettant de s’adapter au motif de consultation, à l’âge du patient et à ses antécédents.

     

    – Quelles différences entre la kinésithérapie et l’ostéopathie?

    La kinésithérapie est pratiquée par un praticien formé en 3 ans après une préparation au concours d’entrée (une ou le plus souvent deux années) et qui a obtenu un diplôme de santé de cycle court. Il a donc un statut universitaire à Bac + 2, malgré ses 3 années d’études, les années de préparation du concours d’entrée n’étant prises en compte.

    Durant ses études courtes, le kinésithérapeute a acquis des notions de pathologie mais n’a pas été formé au diagnostic. C’est donc un auxiliaire médical au service du médecin traitant qui, lui, fait le diagnostic et décide des actes que devra pratiquer ce kinésithérapeute sur le patient qu’il va lui confier.

    L’exercice du kinésithérapeute est en fait soumis à une double problématique : d’une part la prescription médicale et d’autre part l’accord préalable de la sécurité sociale qui va décider de rembourser ou non les actes à pratiquer. Même s’il est très compétent, il est en quelque sorte un « sous traitant » dépendant du médecin et sa progression ne pourra évoluer, dans le futur, qu’en fonction de ces deux critères. On voit aisément que les conditions d’exercice de cette profession sont très encadrées et loin des conditions d’exercice d’une profession libérale avec liberté d’entreprendre.

    Dans sa pratique, le kinésithérapeute utilise des techniques de rééducation des articulations et des muscles lésés par un accident ou une maladie. Il intervient donc localement et ponctuellement en fonction des symptômes du malade.

    L’ostéopathie, quant à elle a une vision globale du corps. L’ostéopathe ne soigne pas ponctuellement une partie du corps ou une maladie. Il examine et traite le mécanisme humain dans sa totalité. Il ne traite pas les symptômes mais se sert de ceux-ci pour en trouver la cause. Si cette cause est trouvée (c’est le diagnostic spécifique ostéopathique) les symptômes disparaîtront d’eux même, renseignant ainsi l’ostéopathe sur la justesse de son diagnostic et de son traitement

    Pour ce faire, l’ostéopathe est formé à la pathologie afin de pouvoir exclure les maladies qui ne relèvent pas de son champ de compétences et ainsi référer le patient à la discipline la plus adéquate.

     

    – Quelle est la différence entre un ostéopathe, un étiopathe, et un chiropracteur ?

    Un chiropracteur effectue des manipulations structurelles centrées sur la colonne vertébrale. Cela pour rétablir le débit des influx nerveux permettant ainsi l’autorégulation. La chiropraxie est une science qui considère la colonne vertébrale comme le reflet de l’état de santé. Toutefois dans la pratique
    Entre l’étiopathie et l’ostéopathie, la différence est d’ordre philosophique ce sont deux courants de pensée (l’une américaine représentée par l’ostéopathie l’autre l’étiopathie d’origine suisse) qui se sont scindés au cours de l’histoire mais qui à l’origine ne formait qu’une seule et même entité. Dans tous les cas ce sont deux disciplines très similaires pour le profane. Ces thérapies sont basées sur la recherche de la cause des symptômes afin de la faire disparaitre par des techniques manuelles.

    – Après un accouchement, à partir de quand la maman peut amener son bébé chez un ostéopathe ?

    Vous pouvez venir consulter pour votre bébé dès les premiers jours. En effet l’accouchement étant un événement traumatisant à la fois pour le bébé et pour la maman, il ne faut pas hésiter à venir consulter même si vous n’avez pas de symptôme. La prévention étant le meilleur des traitements.

    – Que signifie Ostéopathe D.O. ?

    Les initiales « D.O. » signifie « diplômé en Ostéopathie ». Le diplôme d’ostéopathie est délivré suite à une formation complète de 5 ans minimum, l’obtention d’un clinicat et la soutenance d’un mémoire. Ces initiales sont donc garantes d’un haut niveau de compétence et assure une sécurité au patient.

     

    – Que signifie Ostéopathe exclusif ?

    Un ostéopathe dit « exclusif » a suivi une formation complète en ostéopathie et en exerce l’unique activité.

     

    – Combien de séances d’ostéopathie faut-il?

    Il n’existe pas de règle à ce niveau: votre ostéopathe est le seul juge et cela dépend de votre motif de consultation, de l’ancienneté des troubles, de vos antécédents (médicaux, chirurgicaux, traumatiques…), de votre âge et de la possibilité de votre organisme à réagir à la séance (homéostasie). En tout état de cause, il faut toujours espacer les séances d’un minimum de temps afin de laisser votre corps s’adapter. Votre thérapeute va tenter de rééquilibrer votre schéma corporel de manière à ne pas avoir à ré intervenir trop fréquemment.